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  MOULEYDIER sur Dordogne en Périgord pourpre

 

Les moulins à blé

 

A partir du XVIIème siècle, deux moulins à blé ( bled en vieux français ) sont mentionnés dans
le bourg . Ils étaient positionnés sur le Doux, ce ruisseau qui prend sa source Impasse
du Moulin Haut et dont le débit est pratiquement constant tout au long de l’année.

 

 

 

Le Grand Moulin 
était muni de deux roues
horizontales, il produisait
douze quintaux par jour.
Il est situé Rue de la rocade,
le bâtiment principal reconstruit
au XX
ème siècle a été transformé
en appartements mais le bâtiment
annexe, plus ancien qui était la
demeure de la famille Arbaudie
( devenue propriétaire du moulin
en 1877 ) est toujours visible.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Petit Moulin 
ou Moulin de Layguette  était muni de
deux roues horizontales, il produisait 
quatre quintaux par jour .
Il est situé près
de la Dordogne ( Rue du Petit Moulin ! ) .

Une grande partie de la structure
du Bâtiment est d’origine . 

C’est maintenant une habitation
( il ne se visite pas ).

 

 

 

 

 

 

 

 

Au XIXème siècle, les écrits mentionnent deux autres moulins à blé à Tuilières . Ils étaient positionnés sur le Clérans mais en raison du débit aléatoire de ce ruisseau ces deux moulins étaient dotés d’une réserve d’eau en amont.

 

Le Moulin des Prés 
était muni de deux roues horizontales,
il produisait huit quintaux par jour .
Propriété de Guillaume CHENAUD
jusqu’en 1849, date à laquelle il le
vend à Gustave MESCLOP
( fils du Baron et Général
Jean Zacharie MESCLOP du
château des Merles ) .
Une grande partie de la structure
du bâtiment est d’origine  .

C’est maintenant une habitation 
( il ne se visite pas ) .

 

 

 

 

Le Moulin de la Ressègue
était muni de deux roues horizontales, 
il produisait
six quintaux par jour .
Il est situé près du barrage de Tuilières.
Au 30 janvier 1809 suivant le répertoire
des moulins du 1er Empire, il était la
propriété du Baron et Général Jean Zacharie
MESCLOP. 
 Rien ne subsiste du moulin initial,
si ce n’est la réserve d’eau en amont du moulin.

Après la création du canal, pour compenser la
faible réserve d'eau, une conduite prenant l’eau
sur le canal fut créée  pour permettre le
fonctionnement en continu du moulin.

 

 

Jusqu'à une "certaine époque", ces moulins produisaient une farine dite "à la grosse" car le son n’était pas séparé de la farine, le tamisage était l’affaire des utilisateurs . Les derniers moulins ayant cessé leur activité ( à la fin du XXème siècle ou au début du XXIème ) sont Le Grand Moulin et le Moulin de la Ressègue mais ils avaient déjà abandonné l’énergie hydraulique.
Il faut noter que les moulins n’ont pas été brûlés par l’occupant le 21 juin 1944 . Peut-être que dans un sursaut d’humanité, le commandement de la 11ème Panzer de la Wehrmacht avait décidé de ne pas infliger à Mouleydier la double peine : destruction et famine …….

 

 

 

 

Les moulins à papier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ruisseau de Mouleydier, le Doux ( ou la Doux ) avec un débit pratiquement constant toute l’année a permis l’implantation de deux moulins à blé sur son cours aval ( dans le bourg ) mais aussi de deux moulins à papier sur le cours amont près des sources car l’autre caractéristique du Doux, ce sont ses eaux claires ( les périodes à forte turbidité sont extrêmement rares ) . La première trace écrite attestant 
de la fabrication de papier à Mouleydier date du 20 décembre 1549 . Ces deux moulins fabriquaient du papier dit d’Amsterdam car il était filigrané aux armes d’Amsterdam . Ce papier était chargé dans des gabares jusqu’à Libourne puis transbordé sur des bateaux à destination de la Hollande pour être vendu sur place ou expédié en Russie . Le Moulin bas ( actuellement la salmoniculture ) possédait sept piles
( ces machines permettaient de défibrer les chiffons ) et une roue à aubes toujours visible . La roue à aubes était alimentée en eau par un canal d’amenée venant du Moulin haut . Cet ouvrage en partie visible actuellement, suivait le grand mur de la salmoniculture . Avant l’alimentation en eau potable de
La Castelle ( et même après ) les habitants de  ce quartier venaient y puiser l’eau fraîche en empruntant le sentier qui descend de la rue Bel air ( en face de l’école ) vers la rue de la Salmoniculture . Le Moulin haut édifié au plus près de la source du Doux possédait une roue à aubes et sept piles . Au XIX siècle une tannerie remplaça les moulins à papier, les peaux étaient traitées au Moulin bas puis séchées au Moulin haut . L’odeur des déchets attirait les loups très présents à cette époque dans les massifs forestiers de Dordogne ( le dernier loup, un louveteau, a été abattu en Dordogne le 29 mai 1929 ).
Le séchoir à peaux du Moulin haut ( ci-dessous ) a été détruit en 1937 en raison de son état de vétusté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Cybard

      C'est sans doute  à l'époque des invasions ( fin du IX ème siècle )  que fût brûlée la première église
  dite de Saint-Cybard, construite et dédiée à Euparchius  né en 504 à Trémolat . Il était le fils d'un riche 
  propriétaire dont le grand-père avait été nommé Gouverneur du Périgord par Clovis .
  Il deviendra moine puis vivra en ermite à Angoulême.
  Son nom sera déformé en Eparchius puis en Cypart pour finir en Cybard .
  L'église était une abbaye peu importante rattachée à Saint-Cybard d'Angoulême .
 
Au XV siècle, les habitants de Bergerac avaient fait le vœu que s'ils échappaient à la peste, ils iraient
  remercier la vierge de Saint-Cybard près de Mouleydier . Les bateliers avaient offert en ex-voto à la
  vierge de Saint-Cybard un maquette de bateau que l'on peut encore voir dans l'église
.
  L'église de Saint-Cybard avait deux cloches bénies par l'Abbé Macerouze en 1740, l
'une de ces
  cloches fût réquisitionnée à la Révolution pour être fondue en canon .
  L'église actuelle date de 1859, elle a été rebâtie sous l'impulsion de l'Abbé Nicot à l'emplacement
  de l'ancienne église. 
  La paroisse de Saint-Cybard ayant disparue, son église est devenue celle de Mouleydier.

 

Le pont

 

Un arrêté ministériel daté du 15/03/1848 a autorisé la construction d'un pont en maçonnerie sur la Dordogne . Le Sieur Giraudel a remporté l'adjudication . Le pont a été ouvert au public le 5 avril 1852, date du début de la concession d'exploitation et du péage .
Cette concession était accordée pour une durée de 102 ans au Sieur Giraudel .

Le montant des droits de passage s'établissait ainsi :

    • 1 sou pour aller se promener au milieu du pont
    • 2 sous pour traverser à pied
    • 3 sous pour traverser à cheval

      Le passage était contrôlé par un portillon et un portail métalliques.
      Nous pouvons retrouver le portail à deux battants à l'actuelle Mairie de Mouleydier ( ancienne maison
      du docteur Daude Lagrave ).

Ce droit de péage a été racheté par les communes en 1897.

 

Ci-dessous, un extrait des annales des "Ponts et chaussées" de 1854 traitant du différend qui opposa
le Sieur Giraudel au Sieur Baquey . L'entreprise du Sieur Baquey, chargée de la construction du barrage "éclusé" de Bergerac, exploitait une carrière située sur la rive gauche de la rivière, en amont
du pont de Mouleydier.

 

 

 

   Cette œuvre de génie civil a connu dans les années 1980 ( date exacte à définir )  une première
   tranche de travaux visant à consolider à l'aide de béton armé la partie immergée des deux piles.

   Initialement, les piles étaient construites sur un simple empilage ( mais soigneux ) de gros blocs
   de pierre reposant à même le fond calcaire de la rivière.

 

   Du 29 août au 09 décembre 2022 le pont a reçu une nouvelle cure de jouvence destinée à :

  • élargir la chaussée pour faciliter le croisement des véhicules
  • élargir significativement un des trottoirs afin que les piétons puissent franchir le pont en sécurité
  • placer une membrane d'étanchéité sous la chaussée afin que les eaux de pluie
    ( acides ) ne dégradent pas la pierre calcaire de l'ouvrage

 

   

 

 

 

 

 

  Ci-contre un petit diaporama des travaux :

  • première photo : des cordistes déplacent
    les supports des gaines télécom 
  • septième photo : une grue en fâcheuse
    posture mais heureusement sans
    aucune conséquence corporelle
  • dernière photo : les premiers véhicules
    autorisés à franchir le pont le 09/09 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Le château des Merles 

 

 Dominique De Gourgues, noble gascon et militaire ( 1530-1593 ) qui a écrit de nombreux ouvrages
 sur le Périgord attestait déjà dans l'un d'eux de l’existence  de "La maison noble des Merles" .
 Le château actuel fût construit vers1677 par une famille originaire de Bergerac,  les Babut  sur un terrain  s’élevant progressivement
vers la forêt de Liorac depuis le hameau de Tuilières .
 En 1717 Joseph Babut s’est
marié avec Marthe Valleton de Carrieux, cette union renforça les liens
 entre les deux  familles .  Au milieu du  XIXème  le Général Jean Zacharie Mesclop  ( 1775-1844 ),   Baron d'Empire et ami du Général Bugeaud acquit le château et lui apporta quelques modifications
 qui lui donnèrent son aspect actuel . Jean Zacharie Mesclop
eu une fille et un fils qui n'eurent a priori aucune descendance .  La façade la plus remarquable du château avec ses nombreuses baies se trouve du côté de la vallée  de la Dordogne . La différence de niveau est rattrapée par un monumental escalier en U à deux volées  doubles partant d'une terrasse reposant sur un triplet d'arcades.

Le château des Merles, avec ses trois  corps de charpente indépendants, se rattache à cette vieille tradition du "Logis à la française"  du XVIIème  siècle que nous pouvons retrouver à la chartreuse de la Boissière à Baneuil . Le château est actuellement un hôtel restaurant de prestige avec piscine et golf jouxtant le vignoble  d’appellation "Château des Merles" .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Motte féodale"La Mouthe ou Les Réfoussats  ( les réfossés ou anciens fossés )"

 

 

 

A venir